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Bilan d’une année parisienne

Il y a un peu plus d’un an, l’atelier Hervé Audibert posait ses projecteurs au 5 rue Jules Vallès dans le 11e arrondissement de Paris. Plus facile d’accès que nos anciens bureaux joinvillais, cette nouvelle adresse a permis à notre équipe de bénéficier d’un nouvel élan.

Dès le mois de septembre, l’atelier était investi dans le projet de la construction du musée d’Histoire Maritime de Saint-Malo avec l’agence d’architecture Kengo Kuma et l’atelier Projectiles en muséographie.

En parallèle de cette victoire nous avons plus récemment été désignés lauréat, avec François Schuitten, Thierry Huau pour Interscene et Pierre Matter pour concevoir fabriquer et installer une œuvre artistique en lien avec l’imaginaire de Jules Verne sur la Place Alphonse Fiquet, à Amiens. Mais ce n’est pas tout. Sollicités par l’agence PCA-Stream, nous participons aussi au projet « réenchanter les Champs Elysées ». Enfin, l’agence Patriarche a également fait appel à nos compétences pour la rénovation et la mise en lumières de tours à Bobigny. De beaux projets qui ont nécessité de grossir les rangs pour faire face à une cadence de travail plus soutenue. L’atelier a donc dû recruter. Olivia Burling a rejoint l’équipe le 13 mars.

Crédit: ©PCA-STREAM 

Musée d’Histoire Maritime de Saint-Malo

Zoom sur un nouveau projet ! En partenariat avec l’agence Projectiles, l’Atelier Hervé Audibert vient de remporter la conception muséographique et scénographique pour la construction du Musée d’Histoire Maritime de Saint-Malo.  Un projet qui s’orchestrera sur plusieurs mois. Dans un premier temps, les équipes du cabinet d’architecture de Kengo Kuma travailleront à la réalisation de l’élégant écrin. Projectiles et l’Atelier Hervé Audibert prendront ensuite le relais pour inviter le visiteur au voyage avec une scénographie poétique.

Invitation au voyage

Pour accentuer la poésie du lieu, la mise en lumière envisagée pour Le Musée d’Histoire Maritime de Saint-Malo, s’inspire des ambiances marines, du monde du silence et de la ville. Elle fait écho aux atmosphères de pleine mer et emprunte des couleurs similaires. Elle rappelle aussi celles visibles à terre, depuis les quais ou le sillon, le regard plongé dans l’horizon. Les dispositifs sont composés de toutes ces tonalités, dont certaines évoluent au fil des journées et des saisons.

Tout comme la scénographie, les lumières alternèrent entre espaces immersifs et espaces de respiration, travaillés à la façon d’un musée contemporain, afin de rythmer le parcours du visiteur. Plus encore, grâce à une muséographie prolongée et augmentée, il devient acteur et découvre différents scenarios et médias.

Musée phare

Rien n’a été laissé au hasard pour ce « un musée dans les airs ». Souhaitant l’ériger en nouvel emblème au coeur de la cité, le musée observe le territoire qui à son tour le regarde.
Le dispositif « phare » transforme la proue du bâtiment en source lumineuse réactive. Le musée devient sensible à son environnement, « son enveloppe vibrante », tel un phare dont l’intensité lumineuse change selon les mouvements climatiques : il annonce les vents et les marées, il exprime le temps.

 

 

 

Centre franco-britannique de Ouistreham

A l’issu d’un concours, l’atelier Philéas, l’atelier H. Audibert et Casson Mann ont été retenus parmi 133 dossiers pour réaliser ce centre franco-britannique à Ouistreham. Prévu pour être inauguré en 2019, le projet est pour l’heure suspendu.

Vue sur plage. Cet équipement culturel et touristique de 3100 m2 prévoit de s’intégrer en totale harmonie à la dune. Il s’élève dans le sable, offre une promenade sur sa toiture. Il forme une arche, entre la ville et l’océan, un pont sur les relations franco-britanniques.

A l’intérieur, l’atelier Philéas dote l’espace d’un hall, de deux salles d’exposition (une pour la collection permanente, l’autre pour les collections temporaires), d’une boutique et d’un auditorium, avec un langage inspiré des bunkers. La scénographie de Casson Mann est basée sur la création d’un paysage terrestre ou marin en 3D évoluant à travers l’histoire. En immersion, les visiteurs rencontrent des personnages, vivent des événements historiques. 

La lumière vient souligner volumes, contenus et contenants, délicatement et de façon dissociée en fonction des échelles. 

 

 

Siège Jean-Paul Gaultier Paris

Jean-Paul Gaultier choisit ce palais de style Beaux-arts, du 3e arrondissement de Paris, pour installer son siège. Construit en 1912, le bâtiment possède des détails modernes pour l’époque, comme des voûtes sans pilier et d’élégants ornements, dont les vitraux inspirés de l’école de Nancy.

Avant d’y organiser ses premiers défilés, le couturier confie la réhabilitation des lieux au duo d’architectes Moatti & Rivière. La demande, profiter au mieux des volumes, atteindre une esthétique de l’excès, finement équilibrée entre mesure et démesure. Les architectes se sont ainsi inspirés de l’univers du styliste et sont allés puiser dans l’histoire de l’immeuble – un temps appelé « l’Avenir du prolétariat » – pour imaginer des espaces propices aux rêves.

L’atelier H. Audibert signe la mise en lumière intérieure. Ses dispositifs d’éclairage soulignent le travail des architectes, dans les salons de défilé, d’essayage, la salle de presse, l’atelier… Ils viennent valoriser la sobriété de la palette chromatique ivoire et noir. Ils font le jeu des sols laqués en résine où seules les couleurs des robes se reflètent. Elégants jusque dans les détails, l’atelier H. Audibert a créé spécialement des lustres à pampilles composées de gouttes de cristal maintenues entre des plaques de verres.

 

Théâtre de Sénart

L’agglomération du Grand Paris Sud a inauguré sa nouvelle Scène Nationale, le Théâtre de Sénart. Son architecture monumentale, composée d’un jeu d’obliques et d’une hiérarchie de reliefs, est signée Chaix & Morel et Associés.

A ses côtés, l’atelier H. Audibert a réalisé la mise en lumières de l’édifice. Il est intervenu à l’extérieur sur les immenses façades et à l’intérieur dans le vaste espace d’accueil.

Dès lors, le corps du bâtiment semble se mouvoir. Sous sa double peau perforée, en cassette d’aluminium, un dispositif de LED dynamique projette une image semi-abstraite, délicatement animée. On est alors interpelé, tout autour du théâtre, par un flot de nuages qui, lentement, se déplacent quasiment imperceptiblement. L’aspect change sans cesse, n’est jamais identique.

Les portes de l’entrée franchies, le concept lumière se poursuit dans le hall et invite à lire un décor tout en profondeur. Deux niveaux d’éclairements de l’accueil se complètent. L’espace est d’une part valorisé avec un premier système de LED général. Puis, les éléments de détail (mobilier, décoration) ont été dissociés et soulignés avec d’autres points de lumière. Ce sont de fines touches, vecteurs de convivialité et d’élégance.

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